Une nouvelle organisation pour RFF

Le dernier conseil d’administration de RFF a approuvé à l’unanimité la nouvelle organisation industrielle et le renforcement du comité exécutif de RFF. L’objectif : anticiper les évolutions à venir et préparer le réseau ferroviaire de demain.
Le Comité exécutif de RFF se compose désormais de :
- Hubert du Mesnil, Président Directeur Général
- Alain Quinet, Directeur Général Délégué,
- Matthieu Chabanel, Directeur Général Adjoint Commercialisation et Planification,
- Christian Cochet, Directeur Général Adjoint Opérations,
- Patrick Persuy, Directeur Général Adjoint Finances et Achats,
- Patrick Trannoy, Directeur Général Adjoint Grands Projets,
- Véronique Wallon, Directrice Générale Adjointe Stratégie et Gouvernance,
- Christophe Piednoël, Directeur des relations extérieures, de la communication et de la concertation,
- Xavier Roche, Directeur de l’audit et des risques,
- Gérard Dépond, Directeur de la régulation,
- Frédéric Leguay, Directeur de cabinet
Alain Henri Bertrand, Directeur de la Circulation Ferroviaire participe au comité exécutif de RFF.
Améliorer la qualité du réseau
La nouvelle organisation de RFF a pour objectif de progresser vers une organisation de type industriel, permettant de concevoir de façon totalement imbriquée le plan de modernisation du réseau et la gestion des horaires.
Ces évolutions visent trois objectifs. Le premier, accélérer l’unification des compétences de gestion du réseau. Le rapprochement avec la DCF est une première étape. Le gestionnaire du réseau ambitionne par ailleurs d’intégrer davantage la logique économique dans les décisions à venir. Enfin, RFF s’engage à améliorer les processus pour plus d’efficacité, notamment en regroupant les compétences.
A terme, la finalité est de proposer un réseau de plus grande qualité de service aux voyageurs et aux entreprises de transports de marchandises.


 
RFF dit "oui" à la poursuite du projet de Ligne Nouvelle Paris-Normandie

Le 5 avril dernier, RFF a donné son feu vert pour le projet de Ligne Nouvelle Paris-Normandie (LNPN) et a décidé de lancer les études préalables à l’enquête d’utilité publique. Cette décision répond à un triple objectif : améliorer la desserte des ports pour faire du littoral normand la façade maritime de la capitale, désengorger certaines voies franciliennes et réduire le temps de trajet entre Paris, Rouen, Caen et Le Havre. Pour y parvenir, RFF a retenu plusieurs caractéristiques évoquées lors du débat public :la première vise à créer une ligne nouvelle, plus rapide, réservée au transport de voyageurs, la seconde à mettre en place des voies dédiées sur lesquelles circuleraient notamment les trains sans arrêt entre Paris-La Défense et Mantes-la-Jolie. Dans le secteur de Mantes, il s’agit de passer à 4 voies la section Mantes-Epône pour dé-saturer le réseau. RFF poursuivra ces études préalables sous la houlette d’un comité de pilotage associant l’Etat et les collectivités locales concernées par le projet.



Le gouvernement approuve le tracé du GPSO

Le Grand Projet Sud-Ouest (GPSO) franchit une nouvelle étape, avec l’approbation du tracé par le ministère des Transports au début du mois d’avril 2012. RFF peut à présent préparer l’enquête d’utilité publique qui se déroulera en 2013, en vue de l’obtention de la déclaration du même nom, fin 2014. Le fait que le comité de pilotage du projet ait adapté plus de 40% du tracé aux exigences des acteurs locaux a largement facilité cette décision positive. Le GPSO porte sur 417 km de lignes nouvelles entre Bordeaux, Toulouse et l’Espagne. Une branche vers Limoges est également prévue, au départ de Poitiers. La future LGV reliera donc Bordeaux à Paris en 2h, dès 2017, et Toulouse à la capitale en 3h, après 2020. Au niveau européen, ces liaisons contribueront à réaliser, d’ici 2020, près de 2 000 km de LGV. L’objectif : favoriser les échanges entre la péninsule ibérique et l’Europe du Nord, et créer un rapprochement entre Atlantique et Méditerranée.



Hubert du Mesnil veut poursuivre l’effort de modernisation du RER

Le 7 mars dernier, la commission d’enquête parlementaire sur le financement de la rénovation du RER d’Île-de-France a rendu son rapport. Celui-ci s’appuie notamment sur l’audition du président de RFF, Hubert du Mesnil. Dans son intervention, ce dernier constate un paradoxe entre « un réseau RER sur-utilisé » et le « sous-investissement » dont il fait l’objet. Si « 10 à 15% seulement des causes d’irrégularité de trafic tiennent à l’infrastructure », il considère qu’il est du devoir de RFF de « s’attaquer résolument à cette partie du problème ». Selon Hubert du Mesnil, « RFF doit rendre des comptes au STIF et convenir avec lui des actions à entreprendre » pour améliorer la qualité du réseau. Ce dernier a nécessité « plus de 50% de l’effort de renouvellement » au niveau national « alors qu’il ne représente que 40% du réseau ». Il ajoute que « RFF poursuivra cet effort après 2012 ».



Un cabinet d'étude parie sur le transport de passagers en 2020

A quoi ressemblera le train dans la prochaine décennie ? Le cabinet Accenture a présenté, le 3 avril dernier, une étude portant notamment sur le transport de passagers. Selon cette étude, les mutations actuelles s’expliquent par la libéralisation du secteur, obligeant les opérateurs historiques à capter de nouveaux marchés. Depuis deux ans, Accenture observe, notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, de nouveaux services dédiés aux usagers. Pour Anne Pruvot, directrice industrie et transport de ce cabinet, « le vieillissement de la population entraîne de nouveaux besoins en termes d’accessibilité » : déploiement des réseaux internet en gare et à bord des trains, écrans tactiles, outils de géo-localisation, ouverture des données publiques, etc. Autant d’initiatives qui ont stimulé en France le développement de nouveaux services, « que les opérateurs habituels n’auraient pas idée de créer et qui répondent à de nouveaux besoins des usagers ».



Quelques questions des parlementaires au Gouvernement sur l'actualité du réseau ferré et les réponses des ministres concernés.

Delphine Batho : refus de l'Etat de financer le PEM de Niort

La députée des Deux-Sèvres déplore le retrait de l’Etat dans le financement du pôle d’échange multimodal de la gare de Niort. Pour Delphine Batho, cette décision semble motivée par « le refus de la Communauté d’agglomération de Niort de participer au financement de la LVG Tours-Bordeaux » et serait « en totale contradiction » avec les obligations conventionnelles du contrat de plan Etat-Région 2007-2013.
Question N°130045 du 06/03/2012


Michèle Tabarot : quelles actions gouvernementales pour lutter contre les malveillances sur les voies ferrées?

La députée des Alpes-Maritimes interpelle le ministre des Transports sur la politique de l’Etat engagée, depuis 2007, en matière de lutte contre les malveillances sur les voies ferrées. Dans sa réponse, le ministère rappelle la création en 2002 de structures spécifiques permettant de coordonner les forces de l’ordre et les services de sécurité des opérateurs ferroviaires. Pour lutter contre les filières de recel de cuivre, le gouvernement a supprimé les paiements en espèces pour les transactions de métaux ferreux.
Et établit un bilan comptable des neuf derniers mois : 36 000 interpellations, 19 000 opérations de polices sur les lignes les plus sensibles et 300 policiers supplémentaires pour renforcer la sécurité ferroviaire en Île-de-France.
Question N°118395 du 20/09/2011



Michel Hunault : pérennité de la ligne Nantes-Bordeaux

Le député de Loire-Atlantique rappelle l’importance de la liaison ferroviaire Nantes-Bordeaux pour sa circonscription. Il demande au gouvernement des garanties pour « assurer la pérennité de cette ligne ». Le ministère des Transports précise que cette voie est parcourue par des Trains d’Equilibre du Territoire (TET) prévus par la convention de décembre 2010 relative à l’exploitation des TET. Par ailleurs, il ajoute que RFF, qui consacre actuellement plus de 16 millions d’euros par an à l’entretien de la ligne, « sera amené à augmenter cette somme en raison, notamment, de travaux d’entretien des ouvrages d’art ». Entre 2009 et 2015, plus de 90 millions d’euros auront été investis pour la régénération de la ligne.
Question N°102700 du 15/03/2011



RFF se félicite des avancées du projet Euro Carex
Le 20 mars 2012, Euro Carex, projet européen de réseau de fret express, a fait circuler une rame test de TGV fret entre l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry et la gare de Saint-Pancras à Londres, via Roissy-Charles de Gaulle. Le projet Euro Carex vise à créer un service ferroviaire de fret d’ici à 2017. Partenaire du projet, RFF se réjouit de cette avancée importante. Les promoteurs d’Euro Carex évoquent un possible démarrage opérationnel en 2017-2018.


L'AFITF alloue 2,37 Mds€ au contournement de Nîmes-Montpellier
L’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF) s’est engagée à financer, à hauteur de 2,37 milliards d’euros, le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier, dont les paiements s’échelonneront jusqu’en 2037. Ce projet vise à réduire les temps de trajet et à désengorger la ligne existante pour développer le TER et le fret. La mise en service est prévue en 2017.


Europe : les ministres des Transports approuvent le nouveau RTE-T
Les ministres européens des Transports ont approuvé, les 22 et 23 mars derniers, les nouvelles orientations du Réseau Transeuropéen de Transport (RTE-T) préparées par Bruxelles. Elles permettent notamment d’améliorer les infrastructures et de rationaliser les opérations de transport transfrontalières pour les ressortissants européens. Le nouveau RTE-T prévoit, pour 2030, un réseau central de transport, fondé sur 10 grands corridors établissant les liaisons ferroviaires vitales de l’Europe de demain.


Jean-Marc Delion, futur délégué général de Railenium
En avril dernier, RFF a nommé Jean-Marc Delion délégué général de Railenium, futur Institut européen de recherche technologique dédiée à l’infrastructure ferroviaire. En attendant, il est chargé de la préfiguration de l’Institut. Il poursuit en parallèle ses missions de supervision des compétences relatives au projet de desserte rapide entre Paris et Roissy-CDG.

SITL 2012 : RFF met l’accent sur son patrimoine foncier et immobilier
La participation de RFF à la Semaine Internationale du Transport et de la Logistique 2012 (SITL) a été placée sous le signe du foncier et de l’immobilier. Le deuxième propriétaire foncier public français dispose actuellement de plus 1 000 hectares de terrains situés, le plus souvent, sur des sites stratégiques. Entre 2008 et 2011, RFF a perçu de ces terrains près de 572 millions d’euros de produits de valorisation, réinvestis dans la rénovation du réseau ferroviaire.


Premier coup de pioche pour le Grand Paris Express
Le 20 mars dernier, le ministre de la Ville a inauguré le premier forage lancé pour faire circuler le futur métro automatique dans le cadre du Grand Paris. Le lieu choisi – Aulnay-sous-Bois – est symbolique : faire du Grand Paris un projet « solidaire », en commençant les travaux au milieu des quartiers populaires de l’Est-parisien. En 2025, le métro reliera plus de 50 gares sur environ 150 km.


Bruxelles maintient ses fonds pour le ferroviaire portugais
Malgré l’arrêt du projet de LGV Madrid-Lisbonne lancé par le Portugal, Bruxelles a décidé de préserver les fonds européens qui lui étaient destinés. Pour diminuer sa dette souveraine, le Portugal a décidé de réduire de manière drastique ses dépenses publiques, mais devrait toutefois utiliser ces fonds communautaires pour le développement du fret ferroviaire transeuropéen.

1er au 3 mai 2012
Infrarail 2012, Birmingham (Londres)

5 au 7 juin 2012
Transports Publics 2012, Porte de Versailles (Paris)

7 juin 2012
Journée mondiale de la sécurité routière aux passages à niveau



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Lettre mensuelle éditée par la direction des relations extérieures, de la communication et de la concertation
Directeur de la publication
Christophe Piednoël
             Rédactrice en chef
Isabelle Million

Réseau Ferré de France
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